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О книге

Дата написания1970-01-01
Язык книгиfr
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Страница 27 из 34

– Vous-même, lui dit le plus effronté, croyant bien que Vernol lui avait rendu compte de ce qu'il avait appris.

Rose, animée par le vin et par une idée aussi flatteuse pour elle, répondit que, certainement, elle serait le meilleur juge et plus en état d'en décider qu'aucun d'eux. De ce moment, on ne se gêna plus; les expressions les plus hardies, accompagnées de vin et mêlées de caresses, passaient de bouche en bouche. Rose, comme un vaillant champion, tenait tête à tous; mais elle se préparait d'autres assauts qui l'intéressaient davantage et, voulant en venir au plus tôt à des effets où elle trouvait plus de solidité, elle appela Vernol et, lui passant un bras autour du cou, elle pencha sa tête sur ses tétons qu'elle lui faisait baiser puis, coulant sa main plus bas, elle s'empara de son vit; lui, de son côté, glissant la sienne sous ses jupes se saisit de son con. Ses jupes à demi soulevées ne laissaient rien apercevoir encore, mais, relevant un genou, elle facilita la découverte de ce centre du plaisir. Cette vue les anima de telle sorte qu'ils l'entourèrent, l'un lui prenant une fesse, l'autre une cuisse, un autre les tétons, chacun en tenait un morceau. Rose, faisant relever Vernol, leur demanda, en leur montrant son vit qu'elle tenait, s'ils pouvaient lui faire voir quelque chose de pareil. Chacun mit aussitôt les armes à la main: elle eut alors le spectacle enchanteur à ses yeux de voir à la fois cinq vits bandés, fiers et menaçants, qui lui proposaient le combat quoique certains d'être vaincus.

Rose, aussitôt se relevant et s'asseyant sur le lit, les genoux relevés et écartés, le lieu de la joute totalement à découvert et présentant la bague:

– Je pourrais, dit-elle, décider la question au coup d'oeil; mais puisque je dois juger je veux y procéder avec tout le scrupule possible, et même y joindre, s'il le faut, une mesure qui m'est propre. Cependant commençons.

Elle les fit ranger tous cinq en leur faisant mettre toutes pièces à découvert et, prenant son lacet, elle les mesura avec la plus grande exactitude, tant en longueur qu'en grosseur, soupesant même avec attention leurs dépendances.

Le maniement de tous ces vits fit une telle impression sur elle que, se laissant aller sur le dos et donnant deux ou trois coups de cul, elle leur fit connaître qu'elle déchargeait.

Tous voulaient, dans cet instant, monter sur elle, mais elle les arrêta:

– Je veux avant, dit-elle, prononcer mon jugement.

Le plus âgé fut tenu de payer les vins et les liqueurs; Vernol aurait été chargé du restant s'il n'eût été par tous exempté des obligations de la convention dont il n'était pas. Ce fut au second, presque du même âge que le premier, que cette chance tomba, n'étant guère mieux fourni que Vernol. Il était d'une figure agréable, et Rose, pour dissiper le chagrin qu'il témoignait, lui promit qu'il serait le premier à passer aux épreuves. Elle les désirait avec passion: tous ces vits, toutes ces couilles l'avaient mise en fureur. Ils la prièrent de les y admettre; elle ne se fit pas presser et, se renversant sur le lit, elle tendit la main à celui auquel elle l'avait promis, qui, sautant sur elle, enfonça sur-le-champ son dard dans l'anneau qu'elle présentait; Vernol le suivit et les trois autres à leur tour selon la gradation qu'elle avait observée. Rose, enchantée, arrosée de foutre, nageait dans le plaisir: sans cesse déchargeant, à peine avait-elle le temps de respirer; l'un n'avait pas plus tôt quitté la place que l'autre aussitôt y rentrait.

Enfin, il fallut se reposer un moment. On était fort échauffé: boire, rire et caresser remplirent les entractes.

Rose était toute livrée aux baisers et aux mains fourrageuses de ces cinq fouteurs. Ils ne purent la souffrir plus longtemps couverte du moindre voile; bientôt elle fut mise dans l'état où étaient les trois déesses au jugement de Pâris.

Tous, jeunes et vigoureux, ne la virent pas plus tôt ainsi que leurs désirs se montrèrent plus furieux. Rose aurait cédé volontiers la ceinture de Vénus pour une guirlande de cons afin de les recevoir tous à la fois, à moins que cette ceinture de la mère des Amours ne fût de cette espèce.

Mais, n'en pouvant avoir que deux, elle changea la scène en faisant mettre le plus gros et le plus long couché sur le lit, la tête au pied; elle se mit sur lui, les tétons appuyés sur sa bouche; le moins avantagé se mit sur elle entre leurs cuisses; chacun prit la route qui lui était présentée; de chaque main, elle tenait le vit des deux autres, et réserva Vernol, dont elle prit le hochet entre les lèvres, qu'elle chatouillait et suçait du bout de sa langue.

Enfin Rose, au milieu du foutre qui ruisselait de toutes parts, demeura victorieuse après qu'ils se furent présentés entre eux vingt-deux fois au combat, qu'elle eut arrosé trente-neuf fois par elle-même le champ de bataille. Elle était excédée mais ivre de plaisir.

Je la vis le lendemain; je la trouvai mourante, les yeux languissants et abattus. Surprise de la trouver dans cet état, je la questionnai avec adresse, et je la pressai tant qu'elle et Vernol me firent enfin l'aveu de cette orgie.

Je ne me mêlai pas de leur donner des conseils, je voyais trop combien ils seraient inutiles; je ne daignai pas même les blâmer. Aussi je ne mets pas en doute qu'elle ne l'ait renouvelée aussitôt qu'elle l'a pu; mais je ne me mis plus à même de l'apprendre, et de ce jour je ne les vis plus.

Rose, livrée sans frein à la passion furieuse dont elle faisait l'idole de son bonheur, à la fin y succomba. Ses règles n'avaient point paru; elle ne fut pas longtemps sans essuyer un épuisement total, suivi de vapeurs affreuses. Sa vue s'en ressentit, elle ne ressemblait plus qu'à une ombre ambulante. Sa gaieté fut totalement perdue et un dépérissement, produit par une fièvre lente, la conduisit enfin au tombeau.

Vernol, qu'elle avait jeté dans le même excès, fut saisi d'une fièvre putride dont il eut beaucoup de peine à revenir, et, peu de mois après son rétablissement, la petite vérole lui fit essuyer des ravages qui le défigurèrent totalement. Il fut encore très mal et ne fit que languir depuis.

Mon père avait prévu tous ces événements; nous nous entretenions souvent sur ce sujet. Je sentis mieux que jamais le prix de ses soins, et mon coeur avait peine à soutenir les épanouissements qu'il ressentait pour lui.

Nous nous ménageâmes de plus en plus: plus tendres, plus voluptueux et délicats que passionnés, nous passions souvent des nuits dans les bras l'un de l'autre, sans autre plaisir que celui d'y être, accompagné de douces caresses.

Quelquefois, rappelant à ma mémoire ce qui s'était passé, le souvenir m'en donnait un vrai chagrin; et dans une de ces nuits heureuses où mon coeur plein de lui jouissait de toute sa félicité, il m'échappa de le lui faire connaître: j'en versais des larmes.

– Qu'as-tu donc, ma chère Laurette? Pourquoi répands-tu des pleurs? Tes joues viennent d'en mouiller les miennes.

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