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О книге

Дата написания1970-01-01
Язык книгиfr
Возрастное ограничение12+

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Страница 1 из 83

Annotation

Le dimanche gras de l'année 1578, après la fête du populaire, et tandis que s'éteignaient dans les rues les rumeurs de la joyeuse journée, commençait une fête splendide dans le magnifique hôtel que venait de se faire bâtir, de l'autre côté de l'eau et presque en face du Louvre, cette illustre famille de Montmorency qui, alliée à la royauté de France, marchait l'égale des familles princières. Cette fête particulière, qui succédait à la fête publique, avait pour but de célébrer les noces de François d'Epinay de Saint-Luc, grand ami du roi Henri III et l'un des favoris les plus intimes, avec Jeanne de Cossé-Brissac, fille du maréchal de France de ce nom. Le repas avait eu lieu au Louvre, et le roi, qui avait consenti à grand-peine au mariage, avait paru au festin avec un visage sévère qui n'avait rien d'approprié à la circonstance …' 'La Dame de Monsoreau' est, à la suite de 'La Reine Margot', le deuxième volet du somptueux ensemble historique que Dumas écrivit sur la Renaissance.

Alexandre Dumas

PREMIÈRE PARTIE

II Comment ce n'est pas toujours celui qui ouvre la porte qui entre dans la maison.

III Comment il est difficile parfois de distinguer le rêve de la réalité.

IV Comment Mademoiselle de Brissac, autrement dit Madame de Saint-Luc, avait passé sa nuit de noces.

V Comment Mademoiselle de Brissac, autrement dit Madame de Saint-Luc, s'arrangea pour passer la seconde nuit de ses noces autrement qu'elle n'avait passé la première.

VI Comment se faisait le petit coucher du roi Henri III.

VII Comment, sans que personne sut la cause de cette conversion, le roi Henri se trouva converti du jour au lendemain.

VIII Comment le roi eut peur d'avoir eu peur, et comment Chicot eut peur d'avoir peur.

IX Comment la voix du seigneur se trompa et parla à Chicot, croyant parler au roi.

X Comment Bussy se mit à la recherche de son rêve, de plus en plus convaincu que c'était une réalité.

XI Quel homme c'était que M. le grand veneur Bryan de Monsoreau.

XII Comment Bussy retrouva à la fois le portrait et l'original.

XIII Ce qu'était Diane de Méridor.

XIV Ce que c'était que Diane de Méridor. – Le traité.

XV Ce que c'était que Diane de Méridor. – Le consentement.

XVI Ce que c'était que Diane de Méridor. – Le mariage.

XVII Comment voyageait le roi Henri III, et quel temps il lui fallait pour aller de Paris à Fontainebleau.

XVIII Où le lecteur aura le plaisir de faire connaissance avec frère Gorenflot, dont il a déjà été parlé deux fois dans le cours de cette histoire.

XIX Comment Chicot s'aperçut qu'il était plus facile d'entrer dans l'abbaye Sainte-Geneviève que d'en sortir.

XX Comment Chicot forcé de rester dans l'église de l'abbaye, vit et entendit des choses qu'il était fort dangereux de voir et d'entendre.

XXI Comment Chicot, croyant faire un cours d'histoire, fit un cours de généalogie.

XXII Comment Monsieur et Madame de Saint-Luc voyageaient côte à côte et furent rejoints par un compagnon de voyage.

XXIII Le vieillard orphelin.

XXIV Comment Rémi le Haudouin s'était, en l'absence de Bussy, ménagé des intelligences dans la maison de la rue Saint-Antoine.

XXV Le père et la fille.

Alexandre Dumas La Dame de Monsoreau Tome I

PREMIÈRE PARTIE I Les noces de Saint-Luc.

Le dimanche gras de l'année 1578, après la fête du populaire, et tandis que s'éteignaient dans les rues les rumeurs de la joyeuse journée, commençait une fête splendide dans le magnifique hôtel que venait de se faire bâtir, de l'autre côté de l'eau et presque en face du Louvre, cette illustre famille de Montmorency qui, alliée à la royauté de France, marchait l'égale des familles princières. Cette fête particulière, qui succédait à la fête publique, avait pour but de célébrer les noces de François d'Épinay de Saint-Luc, grand ami du roi Henri III et l'un de ses favoris les plus intimes, avec Jeanne de Cossé-Brissac, fille du maréchal de France de ce nom.

Le repas avait eu lieu au Louvre, et le roi, qui avait consenti à grand'peine au mariage, avait paru au festin avec un visage sévère qui n'avait rien d'approprié à la circonstance. Son costume, en outre, paraissait en harmonie avec son visage: c'était ce costume marron foncé sous lequel Clouet nous l'a montré assistant aux noces de Joyeuse, et cette espèce de spectre royal, sérieux jusqu'à la majesté, avait glacé d'effroi tout le monde, et surtout la jeune mariée, qu'il regardait fort de travers toutes les fois qu'il la regardait.

Cependant cette attitude sombre du roi, au milieu de la joie de cette fête, ne semblait étrange à personne; car la cause en était un de ces secrets de cœur que tout le monde côtoie avec précaution, comme ces écueils à fleur d'eau auxquels on est sûr de se briser en les touchant.

À peine le repas terminé, le roi s'était levé brusquement, et force avait été aussitôt à tout le monde, même à ceux qui avouaient tout bas leur désir de rester à table, de suivre l'exemple du roi. Alors Saint-Luc avait jeté un long regard sur sa femme, comme pour puiser du courage dans ses yeux, et, s'approchant du roi:

– Sire, lui dit-il, Votre Majesté me fera-t-elle l'honneur d'accepter les violons que je veux lui donner à l'hôtel de Montmorency ce soir?

Henri III s'était alors retourné avec un mélange de colère et de chagrin, et, comme Saint-Luc, courbé devant lui, l'implorait avec une voix des plus douces et une mine des plus engageantes:

– Oui, monsieur, avait-il répondu, nous irons, quoique vous ne méritiez certainement pas cette preuve d'amitié de notre part.

Alors mademoiselle de Brissac, devenue madame de Saint-Luc, avait remercié humblement le roi. Mais Henri avait tourné le dos sans répondre à ses remercîments.

– Qu'a donc le roi contre vous, monsieur de Saint-Luc? avait alors demandé la jeune femme à son mari.

– Belle amie, répondit Saint-Luc, je vous raconterai cela plus tard, quand cette grande colère sera dissipée.

– Et se dissipera-t-elle? demanda Jeanne.

– Il le faudra bien, répondit le jeune homme.

Mademoiselle de Brissac n'était point encore assez madame de Saint-Luc pour insister; elle renfonça sa curiosité au fond de son cœur, se promettant de trouver, pour dicter ses conditions, un moment où Saint-Luc serait bien obligé de les accepter.

On attendait donc Henri III à l'hôtel de Montmorency au moment où s'ouvre l'histoire que nous allons raconter à nos lecteurs. Or il était onze heures déjà, et le roi n'était pas encore arrivé.

Saint-Luc avait convié à ce bal tout ce que le roi et tout ce que lui-même comptait d'amis; il avait compris dans les invitations les princes et les favoris des princes, particulièrement ceux de notre ancienne connaissance, le duc d'Alençon, devenu duc d'Anjou à l'avènement de Henri III au trône; mais M. le duc d'Anjou, qui ne s'était pas trouvé au festin du Louvre, semblait ne pas devoir se trouver davantage à la fête de l'hôtel Montmorency.

Quant au roi et à la reine de Navarre, ils s'étaient, comme nous l'avons dit dans un ouvrage précédent, sauvés dans le Béarn, et faisaient de l'opposition ouverte en guerroyant à la tête des huguenots.

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