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О книге

Дата написания1970-01-01
Язык книгиfr
Возрастное ограничение12+

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Страница 1 из 157

Annotation

Dernière page de l'histoire des quatre amis, d'Artagnan, Athos, Porthos et Aramis… Le règne de Louis XIV commence, chacun a vieilli et évolué, mais conserve sa personnalité d'autrefois. Dans ce livre, le héros est le vicomte de Bragelonne, qui n'est autre que le fils d'Athos, mais les anciens mousquetaires ne sont jamais loin quand il s'agit d'intrigues et d'aventures…

Alexandre Dumas

Chapitre CXCVII – Roi et noblesse

Chapitre CXCVIII – Suite d'orage

Chapitre CXCIX – Heu! miser!

Chapitre CC – Blessures sur blessures

Chapitre CCI – Ce qu'avait deviné Raoul

Chapitre CCII – Trois convives étonnés de souper ensemble

Chapitre CCIII – Ce qui se passait au Louvre pendant le souper de la Bastille

Chapitre CCIV – Rivaux politiques

Chapitre CCV – Où Porthos est convaincu sans avoir compris

Chapitre CCVI – La société de M. de Baisemeaux

Chapitre CCVII – Prisonnier

Chapitre CCVIII – Comment Mouston avait engraissé sans en prévenir Porthos, et des désagréments qui en étaient résultés pour ce digne gentilhomme

Chapitre CCIX – Ce que c'était que messire Jean Percerin

Chapitre CCX – Les échantillons

Chapitre CCXI – Où Molière prit peut-être sa première idée du Bourgeois gentilhomme

Chapitre CCXII – La ruche, les abeilles et le miel

Chapitre CCXIII – Encore un souper à la Bastille

Chapitre CCXIV – Le général de l'ordre

Chapitre CCXV – Le tentateur

Chapitre CCXVI – Couronne et tiare

Chapitre CCXVII – Le château de Vaux-le-Vicomte

Chapitre CCXVIII – Le vin de Melun

Chapitre CCXIX – Nectar et ambroisie

Chapitre CCXX – À Gascon, Gascon et demi

Chapitre CCXXI – Colbert

Chapitre CCXXII – Jalousie

Chapitre CCXXIII – Lèse-majesté

Chapitre CCXXIV – Une nuit à la Bastille

Chapitre CCXXV – L'ombre de M. Fouquet

Chapitre CCXXVI – Le matin

Chapitre CCXXVII – L'ami du roi

Chapitre CCXXVIII – Comment la consigne était respectée à la Bastille

Chapitre CCXXIX – La reconnaissance du roi

Chapitre CCXXX – Le faux roi

Chapitre CCXXXI – Où Porthos croit courir après un duché

Chapitre CCXXXII – Les derniers adieux

Chapitre CCXXXIII – M. de Beaufort

Chapitre CCXXXIV – Préparatifs de départ

Chapitre CCXXXV – L'inventaire de Planchet

Chapitre CCXXXVI – L'inventaire de M. de Beaufort

Chapitre CCXXXVII – Le plat d'argent

Chapitre CCXXXVIII – Captif et geôliers

Chapitre CCXXXIX – Les promesses

Chapitre CCXL – Entre femmes

Chapitre CCXLI – La cène

Chapitre CCXLII – Dans le carrosse de M. Colbert

Chapitre CCXLIII – Les deux gabares

Chapitre CCXLIV – Conseils d'ami

Chapitre CCXLV – Comment le roi Louis XIV joua son petit rôle

Chapitre CCXLVI – Le cheval blanc et le cheval noir

Chapitre CCXLVII – Où l'écureuil tombe, où la couleuvre vole

Chapitre CCXLVIII – Belle-Île-en-Mer

Chapitre CCXLIX – Les explications d'Aramis

Chapitre CCL – Suite des idées du roi et des idées de M. d'Artagnan

Chapitre CCLI – Les aïeux de Porthos

Chapitre CCLII – Le fils de Biscarrat

Chapitre CCLIII – La grotte de Locmaria

Chapitre CCLIV – La grotte

Chapitre CCLV – Un chant d'Homère

Chapitre CCLVI – La mort d'un titan

Chapitre CCLVII – L'épitaphe de Porthos

Chapitre CCLVIII – La ronde de M. de Gesvres

Chapitre CCLIX – Le roi Louis XIV

Chapitre CCLX – Les amis de M. Fouquet

Chapitre CCLXI – Le testament de Porthos

Chapitre CCLXII – La vieillesse d'Athos

Chapitre CCLXIII – Vision d'Athos

Chapitre CCLXIV – L'ange de la mort

Chapitre CCLXV – Bulletin

Chapitre CCLXVI – Le dernier chant du poème

Chapitre CCLXVII – Épilogue

Chapitre CCLXVIII – La mort de M. d'Artagnan

Alexandre Dumas Le vicomte de Bragelonne Tome IV

Chapitre CXCVII – Roi et noblesse

Louis se remit aussitôt pour faire un bon visage à M. de La Fère. Il prévoyait bien que le comte n’arrivait point par hasard. Il sentait vaguement l’importance de cette visite; mais à un homme du ton d’Athos, à un esprit aussi distingué, la première vue ne devait rien offrir de désagréable ou de mal ordonné.

Quand le jeune roi fut assuré d’être calme en apparence, il donna ordre aux huissiers d’introduire le comte.

Quelques minutes après, Athos, en habit de cérémonie, revêtu des ordres que seul il avait le droit de porter à la Cour de France, Athos se présenta d’un air si grave et si solennel, que le roi put juger, du premier coup, s’il s’était ou non trompé dans ses pressentiments.

Louis fit un pas vers le comte et lui tendit avec un sourire une main sur laquelle Athos s’inclina plein de respect.

– Monsieur le comte de La Fère, dit le roi rapidement, vous êtes si rare chez moi, que c’est une très bonne fortune de vous y voir.

Athos s’inclina et répondit:

– Je voudrais avoir le bonheur d’être toujours auprès de Votre Majesté.

Cette réponse, faite sur ce ton, signifiait manifestement: «Je voudrais pouvoir être un des conseillers du roi pour lui épargner des fautes.»

Le roi le sentit, et, décidé devant cet homme à conserver l’avantage du calme avec l’avantage du rang:

– Je vois que vous avez quelque chose à me dire, fit-il.

– Je ne me serais pas, sans cela, permis de me présenter chez Votre Majesté.

– Dites vite, monsieur, j’ai hâte de vous satisfaire.

Le roi s’assit.

– Je suis persuadé, répliqua Athos d’un ton légèrement ému, que Votre Majesté me donnera toute satisfaction.

– Ah! dit le roi avec une certaine hauteur, c’est une plainte que vous venez formuler ici?

– Ce ne serait une plainte, reprit Athos, que si Votre Majesté… Mais, veuillez m’excuser, Sire, je vais reprendre l’entretien à son début.

– J’attends.

– Le roi se souvient qu’à l’époque du départ de M. de Buckingham, j’ai eu l’honneur de l’entretenir.

– À cette époque, à peu près… Oui, je me le rappelle; seulement, le sujet de l’entretien… je l’ai oublié.

Athos tressaillit.

– J’aurai l’honneur de le rappeler au roi, dit-il. Il s’agissait d’une demande que je venais adresser à Votre Majesté, touchant le mariage que voulait contracter M. de Bragelonne avec Mlle de La Vallière.

– Nous y voici, pensa le roi. Je me souviens, dit-il tout haut.

– À cette époque, poursuivit Athos, le roi fut si bon et si généreux envers moi et M. de Bragelonne, que pas un des mots prononcés par Sa Majesté ne m’est sorti de la mémoire.

– Et? … fit le roi.

– Et le roi, à qui je demandais Mlle de La Vallière pour M. de Bragelonne, me refusa.

– C’est vrai, dit sèchement Louis.

– En alléguant, se hâta de dire Athos, que la fiancée n’avait pas d’état dans le monde.

Louis se contraignit pour écouter patiemment.

– Que… ajouta Athos, elle avait peu de fortune.

Le roi s’enfonça dans son fauteuil.

– Peu de naissance.

Nouvelle impatience du roi.

– Et peu de beauté, ajouta encore impitoyablement Athos.

Ce dernier trait, enfoncé dans le cœur de l’amant le fit bondir hors mesure.

– Monsieur, dit-il, voilà une bien bonne mémoire!

– C’est toujours ce qui m’arrive quand j’ai l’honneur si grand d’un entretien avec le roi, repartit le comte sans se troubler.

– Enfin, j’ai dit tout cela, soit!

– Et j’en ai beaucoup remercié Votre Majesté, Sire, parce que ces paroles témoignaient d’un intérêt bien honorable pour M. de Bragelonne.

– Vous vous rappelez aussi, dit le roi en pesant sur ces paroles, que vous aviez pour ce mariage une grande répugnance?

– C’est vrai, Sire.

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