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О книге

Дата написания1970-01-01
Язык книгиfr
Возрастное ограничение12+

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Страница 1 из 138

Annotation

Dernière page de l'histoire des quatre amis, d'Artagnan, Athos, Porthos et Aramis… Le règne de Louis XIV commence, chacun a vieilli et évolué, mais conserve sa personnalité d'autrefois. Dans ce livre, le héros est le vicomte de Bragelonne, qui n'est autre que le fils d'Athos, mais les anciens mousquetaires ne sont jamais loin quand il s'agit d'intrigues et d'aventures…

Alexandre Dumas

Chapitre LXXII – La grandeur de l'évêque de Vannes

Chapitre LXXIII – Où Porthos commence à être fâché d'être venu avec d'Artagnan

Chapitre LXXIV – Où d'Artagnan court, où Porthos ronfle, où Aramis conseille

Chapitre LXXV – Où M. Fouquet agit

Chapitre LXXVI – Où d'Artagnan finit par mettre enfin la main sur son brevet de capitaine

Chapitre LXXVII – Un amoureux et une maîtresse

Chapitre LXXVIII – Où l'on voit enfin reparaître la véritable héroïne de cette histoire

Chapitre LXXIX – Malicorne et Manicamp

Chapitre LXXX – Manicamp et Malicorne

Chapitre LXXXI – La cour de l'hôtel Grammont

Chapitre LXXXII – Le portrait de Madame

Chapitre LXXXIII – Au Havre

Chapitre LXXXIV – En mer

Chapitre LXXXV – Les tentes

Chapitre LXXXVI – La nuit

Chapitre LXXXVII – Du Havre à Paris

Chapitre LXXXVIII – Ce que le Chevalier de Lorraine pensait de Madame

Chapitre LXXXIX – La surprise de mademoiselle de Montalais

Chapitre XC – Le consentement d'Athos

Chapitre XCI – Monsieur est jaloux du duc de Buckingham

Chapitre XCII – For ever!

Chapitre XCIII – Où sa Majesté Louis XIV ne trouve Melle de La Vallière ni assez riche, ni assez jolie pour un gentilhomme du rang du vicomte de Bragelonne

Chapitre XCIV – Une foule de coups d'épée dans l'eau

Chapitre XCV – M. Baisemeaux de Montlezun

Chapitre XCVI – Le jeu du roi

Chapitre XCVII – Les petits comptes de M. Baisemeaux de Montlezun

Chapitre XCVIII – Le déjeuner de M. de Baisemeaux

Chapitre XCIX – Le deuxième de la Bertaudière

Chapitre C – Les deux amies

Chapitre CI – L’argenterie de Mme de Bellière

Chapitre CII – La dot

Chapitre CIII – Le terrain de Dieu

Chapitre CIV – Triple amour

Chapitre CV – La jalousie de M. de Lorraine

Chapitre CVI – Monsieur est jaloux de Guiche

Chapitre CVII – Le médiateur

Chapitre CVIII – Les conseilleurs

Chapitre CIX – Fontainebleau

Chapitre CX – Le bain

Chapitre CXI – La chasse aux papillons

Chapitre CXII – Ce que l’on prend en chassant aux papillons

Chapitre CXIII – Le ballet des Saisons

Chapitre CXIV – Les nymphes du parc de Fontainebleau

Chapitre CXV – Ce qui se disait sous le chêne royal

Chapitre CXVI – L’inquiétude du roi

Chapitre CXVII – Le secret du roi

Chapitre CXVIII – Courses de nuit

Chapitre CXIX – Où Madame acquiert la preuve que l’on peut, en écoutant, entendre ce qui se dit

Chapitre CXX – La correspondance d’Aramis

Chapitre CXXI – Le commis d’ordre

Chapitre CXXII – Fontainebleau à deux heures du matin

Chapitre CXXIII – Le labyrinthe

Chapitre CXXIV – Comment Malicorne avait été délogé de l’hôtel du Beau-Paon

Chapitre CXXV – Ce qui s’était passé en réalité à l’auberge du Beau-Paon

Chapitre CXXVI – Un jésuite de la onzième année

Chapitre CXXVII – Le secret de l’État

À M D G.

Chapitre CXXVIII – Mission

Chapitre CXXIX – Heureux comme un prince

Chapitre CXXX – Histoire d’une naïade et d’une dryade

Chapitre CXXXI – Fin de l’histoire d’une naïade et d’une dryade

Alexandre Dumas Le vicomte de Bragelonne Tome II

Chapitre LXXII – La grandeur de l'évêque de Vannes

Porthos et d'Artagnan étaient entrés à l'évêché par une porte particulière, connue des seuls amis de la maison.

Il va sans dire que Porthos avait servi de guide à d'Artagnan. Le digne baron se comportait un peu partout comme chez lui. Cependant, soit reconnaissance tacite de cette sainteté du personnage d'Aramis et de son caractère, soit habitude de respecter ce qui lui imposait moralement, digne habitude qui avait toujours fait de Porthos un soldat modèle et un esprit excellent, par toutes ces raisons, disons-nous, Porthos conserva, chez Sa Grandeur l'évêque de Vannes, une sorte de réserve que d'Artagnan remarqua tout d'abord dans l'attitude qu'il prit avec les valets et les commensaux.

Cependant cette réserve n'allait pas jusqu'à se priver de questions, Porthos questionna.

On apprit alors que Sa Grandeur venait de rentrer dans ses appartements, et se préparait à paraître, dans l'intimité, moins majestueuse qu'elle n'avait paru avec ses ouailles.

En effet, après un petit quart d'heure que passèrent d'Artagnan et Porthos à se regarder mutuellement le blanc des yeux, à tourner leurs pouces dans les différentes évolutions qui vont du nord au midi, une porte de la salle s'ouvrit et l'on vit paraître Sa Grandeur vêtue du petit costume complet de prélat.

Aramis portait la tête haute, en homme qui a l'habitude du commandement, la robe de drap violet retroussée sur le côté, et le poing sur la hanche.

En outre, il avait conservé la fine moustache et la royale allongée du temps de Louis XIII.

Il exhala en entrant ce parfum délicat qui, chez les hommes élégants, chez les femmes du grand monde, ne change jamais, et semble s'être incorporé dans la personne dont il est devenu l'émanation naturelle. Cette fois seulement le parfum avait retenu quelque chose de la sublimité religieuse de l'encens. Il n'enivrait plus, il pénétrait; il n'inspirait plus le désir, il inspirait le respect.

Aramis, en entrant dans la chambre, n'hésita pas un instant, et sans prononcer une parole qui, quelle qu'elle fût, eût été froide en pareille occasion, il vint droit au mousquetaire si bien déguisé sous le costume de M. Agnan, et le serra dans ses bras avec une tendresse que le plus défiant n'eût pas soupçonnée de froideur ou d'affectation.

D'Artagnan, de son côté, l'embrassa d'une égale ardeur. Porthos serra la main délicate d'Aramis dans ses grosses mains, et d'Artagnan remarqua que Sa Grandeur lui serrait la main gauche probablement par habitude, attendu que Porthos devait déjà dix fois lui avoir meurtri ses doigts ornés de bagues en broyant sa chair dans l'étau de son poignet. Aramis, averti par la douleur, se défiait donc et ne présentait que des chairs à froisser et non des doigts à écraser contre de l'or ou des facettes de diamant.

Entre deux accolades, Aramis regarda en face d'Artagnan, lui offrit une chaise et s'assit dans l'ombre, observant que le jour donnait sur le visage de son interlocuteur.

Cette manœuvre, familière aux diplomates et aux femmes, ressemble beaucoup à l'avantage de la garde que cherchent, selon leur habileté ou leur habitude, à prendre les combattants sur le terrain du duel. D'Artagnan ne fut pas dupe de la manœuvre; mais il ne parut pas s'en apercevoir.

Il se sentait pris; mais, justement parce qu'il était pris, il se sentait sur la voie de la découverte, et peu lui importait, vieux condottiere, de se faire battre en apparence, pourvu qu'il tirât de sa prétendue défaite les avantages de la victoire.

Ce fut Aramis qui commença la conversation.

– Ah! cher ami! mon bon d'Artagnan! dit-il, quel excellent hasard!

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