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О книге

Дата написания1970-01-01
Язык книгиen
Возрастное ограничение12+

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Страница 1 из 121

Annotation

Dix ans se sont écoulés depuis la fin de «Joseph Balsamo». Le roman s’ouvre également sur un prologue: Au cours d’un souper chez le duc de Richelieu, en 1784, se trouvent réunis certains protagonistes de «Joseph Balsamo» (Taverney, Richelieu, la Du Barry). Balsamo, revenu d’Amérique, leur prédit et leur fin privée et l’avenir révolutionnaire de la France. Le reste du roman, prenant appui sur la célèbre affaire du Collier, va faire de Marie-Antoinette la figure symbolique de la «mauvaise mère», prostituée et despotique à la fois, dont la domination mènera la royauté à sa perte. Le début du roman nous montre la reine, accompagnée d’Andrée, rendant une visite de charité à Jeanne de La Motte-Valois, en cachette du roi. Sur le chemin du retour, la reine, par la conduite imprudente de son cabriolet, suscite la colère du peuple, qui la prend pour une courtisane. Elle n’est sauvée que par l’intervention d’un jeune noble, le comte Olivier de Charny…

Alexandre Dumas

Note

Avant-propos

Prologue

I – Un vieux gentilhomme et un vieux maître d’hôtel

II – La Pérouse

Chapitre 1

Chapitre 2

Chapitre 3

Chapitre 4

Chapitre 5

Chapitre 6

Chapitre 7

Chapitre 8

Chapitre 9

Chapitre 10

Chapitre 11

Chapitre 12

Chapitre 13

Chapitre 14

Chapitre 15

Chapitre 16

Chapitre 17

Chapitre 18

Chapitre 19

Chapitre 20

Chapitre 21

Chapitre 22

Chapitre 23

Chapitre 24

Chapitre 25

Chapitre 26

Chapitre 27

Chapitre 28

Chapitre 29

Chapitre 30

Chapitre 31

Chapitre 32

Chapitre 33

Chapitre 34

Chapitre 35

Chapitre 36

Chapitre 37

Chapitre 38

Chapitre 39

Chapitre 40

Chapitre 41

Chapitre 42

Chapitre 43

Chapitre 44

Chapitre 45

Chapitre 46

Chapitre 47

À propos de cette édition électronique

Alexandre Dumas Le Collier de la Reine Tome I (Les Mémoires d’un médecin)

Note

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Il est destiné à une utilisation strictement personnelle et ne peut en aucun cas être vendu.

Avant-propos

Et d’abord, à propos même du titre que nous venons d’écrire, qu’on nous permette d’avoir une courte explication avec nos lecteurs. Il y a déjà vingt ans que nous causons ensemble, et les quelques lignes qui vont suivre, au lieu de relâcher notre vieille amitié, vont, je l’espère, la resserrer encore.

Depuis les derniers mots que nous nous sommes dits, une révolution a passé entre nous: cette révolution, je l’avais annoncée dès 1832, j’en avais exposé les causes, je l’avais suivie dans sa progression, je l’avais décrite jusque dans son accomplissement: il y a plus – j’avais dit, il y a seize ans, ce que je ferais il y a huit mois.

Qu’on me permette de transcrire ici les dernières lignes de l’épilogue prophétique qui termine mon livre de Gaule et France.

«Voilà le gouffre où va s’engloutir le gouvernement actuel. Le phare que nous allumons sur sa route n’éclairera que son naufrage; car, voulût-il virer de bord, il ne le pourrait plus maintenant, le courant qui l’entraîne est trop rapide et le vent qui le pousse est trop large. Seulement, à l’heure de perdition, nos souvenirs d’homme l’emportant sur notre stoïcisme de citoyen, une voix se fera entendre qui criera: Meure la royauté, mais Dieu sauve le roi!

Cette voix sera la mienne.»

Ai-je menti à ma promesse, et la voix qui, seule en France, a dit adieu à une auguste amitié a-t-elle, au milieu de la chute d’une dynastie, vibré assez haut pour qu’on l’ait entendue?

La révolution prévue et annoncée par nous ne nous a donc pas pris à l’improviste. Nous l’avons saluée comme une apparition fatalement attendue; nous ne l’espérions pas meilleure, nous la craignions pire. Depuis vingt ans que nous fouillons le passé des peuples, nous savons ce que c’est que les révolutions.

Des hommes qui l’ont faite et de ceux qui en ont profité, nous n’en parlerons pas. Tout orage trouble l’eau. Tout tremblement de terre amène le fond à la surface. Puis, par les lois naturelles de l’équilibre, chaque molécule reprend sa place. La terre se raffermit, l’eau s’épure, et le ciel, momentanément troublé, mire au lac éternel ses étoiles d’or.

Nos lecteurs vont donc nous retrouver le même, après le 24 février, que nous étions auparavant: une ride de plus au front, une cicatrice de plus au cœur. Voilà tout le changement qui s’est opéré en nous pendant les huit terribles mois qui viennent de s’écouler.

Ceux que nous aimions, nous les aimons toujours; ceux que nous craignions, nous ne les craignons plus; ceux que nous méprisions, nous les méprisons plus que jamais.

Donc, dans notre œuvre comme en nous, aucun changement; peut-être dans notre œuvre comme en nous, une ride et une cicatrice de plus. Voilà tout.

Nous avons à l’heure qu’il est écrit à peu près quatre cents volumes. Nous avons fouillé bien des siècles, évoqué bien des personnages éblouis de se retrouver debout au grand jour de la publicité.

Eh bien! ce monde tout entier de spectres, nous l’adjurons de dire si jamais nous avons fait sacrifice au temps où nous vivions de ses crimes, de ses vices ou de ses vertus: sur les rois, sur les grands seigneurs, sur le peuple, nous avons toujours dit ce qui était la vérité ou ce que nous croyions être la vérité; et, si les morts réclamaient comme les vivants, de même que nous n’avons jamais eu à faire une seule rétractation aux vivants, nous n’aurions pas à faire une seule rétractation aux morts.

À certains cœurs, tout malheur est sacré, toute chute est respectable; qu’on tombe de la vie ou du trône, c’est une piété de s’incliner devant le sépulcre ouvert, devant la couronne brisée.

Lorsque nous avons écrit notre titre au haut de la première page de notre livre, ce n’est point, disons-le, un choix libre qui nous a dicté ce titre, c’est que son heure était arrivée, c’est que son tour était venu; la chronologie est inflexible; après 1774 devait venir 1784; après Joseph Balsamo, Le Collier de la Reine.

Mais que les plus scrupuleuses susceptibilités se rassurent: par cela même qu’il peut tout dire aujourd’hui, l’historien sera le censeur du poète. Rien de hasardé sur la femme reine, rien de douteux sur la reine martyre. Faiblesse de l’humanité, orgueil royal, nous peindrons tout, c’est vrai; mais comme ces peintres idéalistes qui savent prendre le beau côté de la ressemblance; mais comme faisait l’artiste au nom d’Ange, quand dans sa maîtresse chérie il retrouvait une madone sainte; entre les pamphlets infâmes et la louange exagérée, nous suivrons, triste, impartial et solennel, la ligne rêveuse de la poésie. Celle dont le bourreau a montré au peuple la tête pâle a bien acheté le droit de ne plus rougir devant la postérité.

Alexandre Dumas

29 novembre 1848

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