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Plus fort que Sherlock Holmès — обложка книги
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Plus fort que Sherlock Holmès

Автор Марк Твен
12+
Дата написания1970-01-01
Язык книгиfr
Язык оригиналаen
Возрастное ограничение12+

Описание

Книга представляет собой сборник рассказов, объединённых темой человеческих страстей, справедливости и сверхъестественных способностей. В повествованиях описываются различные конфликты, от личных трагедий до расследований и моральных дилемм. Автор исследует, как традиционные нормы и ожидания нарушаются, а герои стремятся к личной справедливости, иногда приводя к трагическим последствиям.

Главный конфликт / проблема

Конфликт между личной справедливостью и общественными нормами

Ключевые идеи

  • Ироническое обращение с жанровыми конвенциями
  • Тема мести как движущая сила сюжета
  • Сверхъестественные способности как инструмент персонажей
  • Шерлок Холмс как символ логического расследования
  • Местное сообщество восхищается и одновременно боится его способностей
  • Методический подход к сбору и анализу доказательств
  • Каннибализм как крайняя мера выживания в экстремальных условиях.
  • Бюрократическая безразличность и абсурдность попыток добиться внимания высших чинов.
  • Сила простых и неожиданных средств в лечении.
  • Сложность признания и вознаграждения заслуг.
  • Анатомия человеческого восприятия животных как говорящих существ.
  • Трагичность и драматизация человеческих взаимодействий с природой.

Вывод

Книга демонстрирует, как традиционные нормы могут быть нарушены, а герои стремятся к личной справедливости, иногда приводя к трагическим последствиям.

Кому полезна

  • Любители детективных историй и расследований
  • Чтение о человеческой психологии и моральных дилеммах
  • Исследователи социальных вопросов и гендерных ролей
  • Писатели, интересующиеся сочетанием фантастики и реальности

Главные темы

  • человеческие страсти и стремления к справедливости
  • сверхъестественные способности и их использование
  • моральные дилеммы и абсурдные решения
  • бюрократическая безразличность
  • гендерные роли и феминизм

Персонажи

  • Шерлок Холмс — Мудрый и наблюдательный, использует логический анализ для раскрытия преступлений
  • Флинт Бакнер — Майор шахты, жертва планов Фетлока, местный шахтер, погибший в результате взрыва
  • Фетлок Джонса — Использует навыки и ресурсы для реализации плана. Молодой шахтер, который был рядом с баром во время взрыва.
  • Пэт Райли — Участвует в обсуждении прибытия Холмса
  • Фергусон — Восхищается Холмсом и обсуждает его методы
  • Стилманн — Женщина, потерявшая отца, использует способности сына для мести
  • Арчи — Умеет чувствовать запахи и видеть в темноте, помогает матери в планах мести
  • Джейкоб Фуллер — Бывший преступник, теперь владелец шахты в Денвере
  • Странный пассажир (каннибал) — Пассажир, который рассказывает о том, как группа выбрала жертву и выжила.
  • Хэррис — Пассажир, выбранный большинством голосов для еды.
  • Нарратор — Первый‑человек, который встречает странного пассажира и слушает его историю. Он стремится угостить больного друга, но сталкивается с трудностями из-за плохого освещения и слабого огня.
  • Рамонёр (чистильщик труб) — Он убеждён, что «помело» может вылечить императора.

Цитаты

  • «Il vous a dit, entre autres choses aimables, que mon caractère est peint sur mon visage; que j’étais un individu faux, dissimulé, fourbe, lâche, en un mot une parfaite brute sans le moindre cœur»
  • «Je veux l’humilier, le couvrir de honte, le tuer à petites doses: c’est là mon plan»
  • C’est plus que probable. Et maintenant il lève les yeux au ciel en caressant sa moustache distraitement.
  • C’est trop grave! Il y va de la vie d’un innocent, d’un homme dont la conduite défie tout soupçon.
  • «L’heure du déjeuner était arrivée, et il n’y avait plus d’autres candidats, on me choisit.»
  • «Je suis un vieil homme de grande expérience et j’ai vu bien des gens passer pour intelligents qui n’avaient pas assez de bon sens pour mener à bonne fin une affaire aussi simple que celle dont vous m’entretenez.»
  • «Le geai bleu est très supérieur aux autres animaux; mieux doué qu’eux, il a des sentiments plus affinés et plus élevés.»
  • «Je me suis senti impressionné.»
  • «Il faut que j’aille jusque chez Palmer pour lui demander de m’aider.»
  • «La femme est une des plus belles institutions de ce bas monde; nous pouvons nous en glorifier.»

Сводка по автору из Wikidata

1835–1910. Mark Twain. американский писатель, журналист и общественный деятель (1835–1910)

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Annotation

Ce court recueil de nouvelles policières fait figure de «chef-d’œuvre inconnu» dans l’œuvre de Mark Twain. L’auteur s’y joue avec maestria des règles du genre en les moquant, en dépoussiérant les codes en vigueur dans l’ancien monde – celui que Sherlock Holmes incarne à merveille!

Et il se donne autant de prétextes pour afficher la fraîcheur, la force et la jeunesse du Nouveau Monde, le sien, et le lieu de cette aventure réelle.

Mark Twain

Plus Fort Que Sherlock Holmès

PREMIÈRE PARTIE

I

II

III

IV

V

DEUXIÈME PARTIE

I

II

III

IV

V

CANNIBALISME EN VOYAGE

L’HOMME AU MESSAGE POUR LE DIRECTEUR GÉNÉRAL

I

II COMMENT LE RAMONEUR GAGNA L’OREILLE DE L’EMPEREUR

I

II

III

IV

III CONCLUSION DE L’HISTOIRE DE L’HOMME AU MESSAGE

LES GEAIS BLEUS

COMMENT J’AI TUÉ UN OURS

UN CHIEN À L’ÉGLISE

UNE VICTIME DE L’HOSPITALITÉ

LES DROITS DE LA FEMME

Mark Twain

Mark Twain Plus Fort Que Sherlock Holmès

traduit par François de Gail

Plus Fort Que Sherlock Holmès

PREMIÈRE PARTIE

I

La première scène se passe à la campagne dans la province de Virginie, en l’année 1880.

Un élégant jeune homme de vingt-six ans, de fortune médiocre, vient d’épouser une jeune fille très riche. Mariage d’amour à première vue, précipitamment conclu, mais auquel le père de la jeune personne, un veuf, s’est opposé de toutes ses forces.

Le marié appartient à une famille ancienne mais peu estimée, qui avait été contrainte à émigrer de Sedgemoor, pour le plus grand bien du roi Jacques. C’était, du moins, l’opinion générale; les uns le disaient avec une pointe de malice, les autres en étaient intimement persuadés.

La jeune femme a dix-neuf ans et est remarquablement belle. Grande, bien tournée, sentimentale, extrêmement fière de son origine et très éprise de son jeune mari, elle a bravé pour l’épouser la colère de son père, supporté de durs reproches, repoussé avec une inébranlable fermeté ses avertissements et ses prédictions; elle a même quitté la maison paternelle sans sa bénédiction, pour mieux affirmer aux yeux du monde la sincérité de ses sentiments pour ce jeune homme.

Une cruelle déception l’attendait le lendemain de son mariage. Son mari, peu sensible aux caresses que lui prodiguait sa jeune épouse, lui tint ce langage étrange:

«Asseyez-vous, j’ai à vous parler. Je vous aimais avant de demander votre main à votre père, son refus ne m’a nullement blessé; j’en ai fait, d’ailleurs, peu de cas. Mais il n’en est pas de même de ce qu’il vous a dit sur mon compte. Ne cherchez pas à me cacher ses propos à mon égard; je les connais par le menu, et les tiens de source authentique.

«Il vous a dit, entre autres choses aimables, que mon caractère est peint sur mon visage; que j’étais un individu faux, dissimulé, fourbe, lâche, en un mot une parfaite brute sans le moindre cœur, un vrai «type de Sedgemoor», a-t-il même ajouté.

«Tout autre que moi aurait été le trouver et l’aurait tué chez lui comme un chien. Je voulais le faire, j’en avais bien envie, mais il m’est venu une idée que j’estime meilleure. Je veux l’humilier, le couvrir de honte, le tuer à petites doses: c’est là mon plan. Pour le réaliser, je vous martyriserai, vous, son idole! C’est pour cela que je vous ai épousée, et puis… Patience! vous verrez bientôt si je m’y entends.»

Pendant trois mois à partir de ce jour, la jeune femme subit toutes les humiliations, les vilenies, les affronts que l’esprit diabolique de son mari put imaginer; il ne la maltraitait pas physiquement; au milieu de cette épreuve, sa grande fierté lui vint en aide et l’empêcha de trahir le secret de son chagrin. De temps à autre son mari lui demandait: «Mais pourquoi donc n’allez-vous pas trouver votre père et lui raconter ce que vous endurez? …»

Puis il inventait de nouvelles méchancetés, plus cruelles que les précédentes et renouvelait sa même question. Elle répondait invariablement: «Jamais mon père n’apprendra rien de ma bouche.» Elle en profitait pour le railler sur son origine, et lui rappeler qu’elle était, de par la loi, l’esclave d’un fils d’esclaves, qu’elle obéirait, mais qu’il n’obtiendrait d’elle rien de plus. Il pouvait la tuer s’il voulait, mais non la dompter; son sang et l’éducation qui avait formé son caractère l’empêcheraient de faiblir.

Au bout de trois mois, il lui dit d’un air courroucé et sombre: «J’ai essayé de tout, sauf d’un moyen pour vous dompter»; puis il attendit la réponse.

– Essayez de ce dernier, répliqua-t-elle en le toisant d’un regard plein de dédain.

Cette nuit-là, il se leva vers minuit, s’habilla, et lui commanda:

«Levez-vous et apprêtez-vous à sortir.»

Comme toujours, elle obéit sans un mot.

Il la conduisit à un mille environ de la maison, et se mit à la battre non loin de la grande route. Cette fois elle cria et chercha à se défendre. Il la bâillonna, lui cravacha la figure, et excita contre elle ses chiens, qui lui déchirèrent ses vêtements; elle se trouva nue. Il rappela ses chiens et lui dit:

«Les gens qui passeront dans trois ou quatre heures vous trouveront dans cet état et répandront la nouvelle de votre aventure. M’entendez-vous? Adieu. Vous ne me reverrez plus.» Il partit.

Pleurant sous le poids de sa honte, elle pensa en elle-même:

«J’aurai bientôt un enfant de mon misérable mari, Dieu veuille que ce soit un fils.»

Les fermiers, témoins de son horrible situation, lui portèrent secours, et s’empressèrent naturellement de répandre la nouvelle. Indignés d’une telle sauvagerie, ils soulevèrent le pays et jurèrent de venger la pauvre jeune femme; mais le coupable était envolé. La jeune femme se réfugia chez son père; celui-ci, anéanti par son chagrin, ne voulut plus voir âme qui vive; frappé dans sa plus vive affection, le cœur brisé, il déclina de jour en jour, et sa fille elle-même accueillit comme une délivrance la mort qui vint mettre fin à sa douleur.

Elle vendit alors le domaine et quitta le pays.

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